La course, la guerre navale - Présentation

Comment expliquer la présence militaire sur le rivage varois ?

On l'oublie très souvent mais le littoral est une frontière... naturelle. C'est un espace à protéger et à défendre contre les menaces extérieures. Depuis que la Provence a été intégrée au royaume de France, en 1481, l’État s’est préoccupé de la surveillance côtière. Des fortifications, des batteries, des postes d’observation et un arsenal participent à cette défense avec des moyens de plus en plus sophistiqués répartis sur tout le littoral. Cette vocation militaire, affirmée depuis Richelieu et surtout Colbert, rend compte de la présence de nombreux marins d’État en service sur le littoral varois. Pour repousser des envahisseurs, lutter contre des pillards et poursuivre l’ennemi en haute mer, la guerre sur mer se prépare largement à terre, présente plusieurs formes et met en oeuvre des bâtiments de types très divers, de la galère employée jusqu’au début du XVIIIe siècle aux vaisseaux de haut bord munis d’une puissante artillerie. Toutes les grandes guerres entre États européens ont eu des répercussions maritimes en Méditerranée et des incidences sur les rivages varois. Les batailles navales, qui prolongent les affrontements terrestres, obéissent à des stratégies particulières : guerre d’escadre ou guerre de course.

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