Commerce maritime - Présentation

Depuis quand la voie maritime est-elle utilisée pour les échanges commerciaux ?

Comme la pêche, le commerce maritime est sur nos rivages une pratique attestée depuis la haute Antiquité ! Elle est à l’origine de la création et du développement de ports et de simples marinas à la fréquentation éphémère, comme à Léoube. La voie maritime permet d'écouler à bon compte les produits des terroirs et de l’artisanat, comme le blé, le vin, le bois, l'huile, les châtaignes, les « terrailles », le cuir. Les navires s’approvisionnent aussi en marchandises diverses dans les grands ports voisins de Marseille et de Gênes. À ce petit cabotage, qui a longtemps dominé les échanges maritimes, quelques ports comme Saint-Tropez, La Seyne, Toulon et Sanary ajoutent, surtout à partir du XVIIe siècle, le grand cabotage en Méditerranée. Là, ils vont « à la cueillette » et pratiquent la caravane maritime dans les Échelles du Levant et de Barbarie. Les marins varois n’ignorent pas le monde océanique et participent au commerce au long cours mais sur les navires des armateurs marseillais. Les flottes de commerce sont diverses, composées de modestes unités pour le petit cabotage : bateau, bisque, lahut, et de bâtiments de plus fortes portées pour le cabotage lointain : barque, pinque. La tartane, «Reine de la Méditerranée », est utilisée pour ces deux types de navigation. À partir du milieu du XIXe siècle, le commerce maritime à court rayon décline. L’usage de la vapeur n’élimine pas brutalement les voiliers, mais le chemin de fer puis la route concurrencent le «chemin de la mer » et font disparaître les caboteurs. Comme moi, de nombreux marins se tournent alors vers les grandes compagnies de commerce basées à Marseille.

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